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Intervention au conseil municipal du 25 avril 2008 sur la restructuration et l'agrandissement du CHRO
Je rappelle d'abord que lors de sa construction dans les années 70, le CHRO devait avoir une taille supérieure à celle qu'il a aujourd'hui, mais déjà à l'époque les restrictions budgétaires avaient freiné les projets.
Depuis les 15 000 vicitmes de la catastrophe sanitaire de l'été 2003 ont conduit à réfléchir à l'organisation sanitaire de notre pays...malheureusement la réflexion a amené nos dirigeants à vouloir construire des usines à soins (près de 1200 lits, 3998 salariés à échéance 2014) au milieu de déserts sanitaires. Si l'on ne peut se plaindre, nous olivetains de bénéficier d'une couverture sanitaire plus que satisfaisante (Clinique de l'Archette, Maison de santé, CHRO), on peut toutefois s'interroger sur la répartition de l'offre de soins publics au niveau de l'Agglo. Au nord, une commune avait proposé un terrain pour l'installation du nouvel hôpital, celui ci avait été refusé notamment pour des questions d'accessibilité. Or, aujourd'hui la quasi totalité des cliniques souhaitent s'installer sur ce même site. Parallèlement l'abandon du site porte Madeleine pose aussi des problèmes quant à la proximité des soins, et aussi de l'utilisation des fonds publics, une partie des bâtiments ayant été rénovés récemment (bâtiment "Mére et Enfant", service ORL récemment délocalisé sur la Source) Cette restructuration du CHRO, conséquence directe du rapport Larcher, met en évidence la logique productiviste qui ne peut répondre correctement aux besoins de santé de la population et fait rentrer les services publics de santé dans une logique marchande à laquelle je ne peux adhérer. Odile THOMAS
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